Il y a plusieurs façons d’approcher le BDSM. Il y a également plusieurs façons de s’assurer que ce soit sécuritaire lorsque nous le pratiquons. Avec le temps, de nombreuses mentalités se sont développées pour permettre une bonne ambiance parmi les participants et assurer une meilleure sécurité en général.

Pour enseigner la sécurité, il est beaucoup trop large d’essayer de couvrir tous les domaines possibles. Chaque pratique à ses particularités et se qui s’appliquent pour l’un peut ne pas convenir pour un autre. C’est pour cette raison que l’on parle plus de mentalités, ou d’approches, pour aborder la sécurité. On ne parle alors pas de techniques particulières, mais surtout de principes à suivre et s’y référer en faisant preuve de jugement. Voici donc quelques-uns de ces points de vue auxquels vous pourrez vous inspirer.

 

SSC

Ce petit acronyme a été utilisé au commencement dans la communauté gay de New York dans les années 80, qui en anglais désigne l’expression “Safe – Sane – Consent”, que l’on peut tout autant traduire en français par “Sécuritaire – Sain – Consentement”. Chacun des termes fait référence à des aspects entourant la façon de jouer ou de pratiquer des séances BDSM. Il s’agit de la philosophie la plus simple qui a été popularisé dans le milieu pour permettre une expérience plus agréable pour tout le monde.
Le terme sécuritaire fait référence aux dispositions à mettre en place pour minimiser les risques qu’un accident se produise. Il est quasi impossible de mettre en place où il n’y a absolument aucun danger. L’objectif est d’en réduire les chances et de se préparer à tout ce qui pourrait mal se passer. Par exemple, si vous utilisez des bougies, pensez à avoir un extincteur à proximité, ou dans le cas de bondage, d’avoir une paire de ciseaux spécialisés pour couper les cordes si nécessaire.
Pour contribuer à un contexte sain, il faut que ce soit raisonnable et ce passe en respectant l’intégrité physique et mentale des partenaires. Certaines pratiques peuvent être sécuritaires, mais restent toutefois malsaines malgré tout. Il n’y a qu’à s’imaginer une relation abusive avec des formes d’humiliation, qui ne soit pas sous forme érotique. Pour ce qui concerne le consentement, il reste un principe fondamental au cœur même de la communauté BDSM à grande échelle. En général, les nouveaux adeptes qui assistent à des soirées pour la première fois restent souvent surpris de l’application sévère du consentement par rapport à la vie de tous les jours. Habituellement, il faut demander la permission pour toucher peu importe les circonstances, en passant par les propriétés (les objets ou les personnes) ou même une personne directement. Pour avoir un aperçu plus détaillé du consentement, un article précédent porte sur le sujet.

 

RACK

Le principe du SSC avait des failles lorsque l’on s’aventure dans des activités plus intenses et extrêmes qui comportent des risques plus élevés ou qui peuvent faire penser à de la folie aux yeux des moins expérimentés. Un second niveau a donc été mis en place pour être plus adapté dans les cas où la possibilité d’être en danger est plus présente. Le RACK est encore une fois un acronyme anglais “Risk Aware Consent Kink” qui signifie que malgré que l’on est conscient qu’il peut y avoir des risques, on consent tout de même à la pratique kink.
Même dans les cas où les séances ne sont pas particulièrement extrêmes, il suffit d’un manque de pratique ou de compétence pour que le risque augmente en comparaison à un expert. Cette mentalité peut donc tout autant s’appliquer à n’importe qui sans viser un niveau en particulier.
L’idée est surtout de se rapprocher de la réalité en mettant l’accent sur le fait qu’on ne peut pas créer un environnement entièrement sécuritaire, mais que l’on doit être tenu au courant de ce qui pourrait se passer qui pourrait mal finir. C’est seulement à partir du moment que tous les partenaires impliqués en ont discuté et ont quand même accepté que l’on peut dire qu’il y a une réelle forme de consentement. Cependant, Le RACK n’empêche pas le SSC et se complète la dans la majorité des situations.

 

PRICK

Suite au RACK, celui-ci a fait son entrée et désigne encore une fois un acronyme anglophone signifiant “Personal Responsibility, Informed, Consensual Kink”. On pourrait le traduire en mentionnant qu’il s’agit de pratiquer ses kinks en prenant une responsabilité personnelle de ce qu’il se passe tout en étant informé et consentant. Il est donc compris que le risque est présent, quoi qu’il arrive, mais qu’on en est conscient et qu’on est consentant. En étant personnellement responsable, on ne vient pas mettre la faute sur tout et n’importe quoi et on reconnaît qu’un accident peut arriver et que l’on assume les conséquences si ça ne se passe pas complètement comme prévu.

 

Your Kink is not my Kink

Cette expression désigne avant tout une forme de respect mutuelle dans la communauté face à la diversité des pratiques que l’on peut y retrouver. Elle signifie que malgré que les intérêts des autres ne puissent pas vous attirer, vous les acceptez tout de même puisqu’ils y éprouvent un plaisir. À l’inverse, vous ne voudriez pas que l’on critique vos désirs et fantasmes parce que ça ne convient pas aux autres. Dans le cas où vous allez dans une soirée BDSM, les chances que vous n’êtes pas à l’aise avec l’une des séances qui se présentera sont très élevées. La meilleure façon de réagir à ce moment est simplement de se diriger ailleurs vers quelque chose qui vous satisfera plus. Porter un jugement, critiquer ou même exprimer du dégoût de façon non-verbale pourrait nuire à leur plaisir. Encore une fois, c’est avant tout une question de respect mutuel.

 

En conclusion

Il n’y a pas de mentalité qui soit nécessairement meilleure qu’une autre. Il est probable que vous en suiviez une autre qui puisse être légèrement différente de celles mentionnées dans cet article. Celles-ci sont les plus courantes et que vous croiserez probablement le plus souvent parmi les adeptes du BDSM. La plupart sont complémentaires et ajoutent de la valeur à celle que l’on s’approprie principalement. À vous de choisir celle qui vous rejoint le plus.

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