Combien de fois il est arrivé que l’on présume ce qu’une personne a envie ou non? Qu’on pensait à tort que son ou sa partenaire voulait quelque chose plus qu’une autre? Qu’on croyait avoir compris les attentes d’autrui et que les nôtres étaient comprises du partenaire?

Évidemment, la communication joue un rôle crucial pour résoudre les fausses croyances et les malentendus, mais il sera surtout question d’un aspect plus précis de la communication: la négociation. C’est un sujet qui a démarré avec les pratiques du BDSM pour éviter les mauvaises surprises et pour que chacun des partenaires savent à quoi s’attendre de la séance de jeu qui allait se dérouler. Il consiste surtout à mettre tout le monde sur la même longueur d’onde pour savoir vers quoi se diriger. Ça peut être avant une séance de jeu ou bien au début d’une relation. Ce n’est pas une obligation de l’utiliser seulement dans le BDSM. Au final, elle peut être appliquée à n’importe quelle relation ou activité.

À ce moment, on peut se dire “Il suffit alors juste de dire ce que l’on veut et être ouvert”. Oui, mais pas seulement. Techniquement, c’est vrai que ça peut être suffisant, mais ça ne serait pas complet. Les différents points à aborder les plus importants seront expliqués pour faire le tour de la question. À vous d’utiliser votre jugement pour choisir si certains points ne s’appliquent pas à votre situation ou si vous souhaitez en ajouter d’autres.

Qui? Quoi? Où? Quand?

Le “qui” n’est pas seulement de savoir qui va participer (Qui peut être pratique à savoir aussi au cas où il y a plus que deux partenaires en même temps), mais également le rôle de chacun. Dans le BDSM, lors d’une séance de jeu, il y a la personne “top” qui inflige l’action à la personne “bottom”. Les partenaires peuvent aussi planifier d’échanger les rôles en cours de route.

“Quoi” désigne les actions qui seront apportées. Dans le cadre d’une séance BDSM, il peut s’agir de jeux d’impacts, de bondage, de sensations, etc. Pas obligé de se limiter à un seul, ça peut être des mélanges. Ce qu’il faut particulièrement est de trouver un terrain d’entente entre les partenaires selon ce qu’ils les intéressent et trouver un compromis. Certaines personnes ne supportent pas la douleur alors que d’autres en raffolent. L’exhibition est un aspect à ne pas négliger non plus. Est-ce que les photos et les vidéos seront autorisées?
On parle d’opportunités quand de nouvelles pratiques peuvent être intégrées. Si l’envie y est ou la confiance se met en place, on peut s’aventurer à sortir un peu plus de sa zone de confort. Vaut mieux toujours le prévoir plutôt que de la pure improvisation.

Où avez-vous prévu que ça se déroule? Que ce soit en présence d’un public ou en privé, à l’extérieur ou à l’intérieur? Chacun a sa préférence, c’est une bonne idée de s’en parler d’abord.

La question du temps à une grande importance autant sur le moment que sur la durée. Ça peut être longuement planifié ou rapidement improvisé. Dépendamment de l’envie, du temps disponible ou d’autres contraintes, ça peut durer à peine quelques minutes ou des heures.

Quelles sont les limites?

On a tous certaines limites personnelles qui ne doivent pas être franchies pour nous garder à l’aise. Il y a des pratiques qui nous effraient, nous dégoûtent ou ne nous intéressent pas. C’est propre à chacun. Il n’y a pas à donner de raisons pour se justifier, mais il est essentiel de les mentionner pour éviter une situation désagréable.
Il y a aussi les limites physiques en prendre en compte. Ça serait facile si on avait tous des corps parfaits, mais ce n’est pas le cas. Il peut y avoir des douleurs, des handicaps ou des maladies qui empêchent certaines pratiques. Dans le cas de restrictions, il faut que les partenaires les connaissent pour pouvoir s’adapter.

Choisir son safeword

L’usage d’un safeword n’est pas obligatoire. Son utilité est principalement de différencier un cri, un gémissement ou un autre son de plaisir d’une intention d’arrêter. C’est pour cette raison que le safeword est souvent un mot qui ne serait habituellement pas dit dans ce contexte. En général et par défaut, ce mot est “rouge” en référence au feu de signalisation.
S’il n’est pas possible de parler, comme c’est le cas lorsqu’il y a un bâillon, il peut aussi avoir un safeword non verbal comme un geste particulier.

Consommation d’alcool ou de drogues

La consommation d’alcool et de drogues peut donner l’effet d’aider à se dégêner. C’est donc à vous de faire preuve de prudence si vous désirez consommer pour cette raison.
Toutefois, il faut savoir que leur consommation est déconseillée pour de multiples raisons. Une dose excessive peut diminuer la sensation de douleur ou de sensations qui peut causer des blessures. La perte de jugement peut aussi se présenter et rendre le consentement invalide.

Le sexe dans tout ça?

Tout le monde n’est pas nécessairement à l’aise d’avoir du sexe lors d’une séance de jeu. Alors c’est un aspect qui doit être envisagé sans être obligatoire. On peut même aller jusqu’à choisir quelle pratique sexuelle à faire ou non.
La raison d’en parler à l’avance est plus un aspect de sécurité. Si la question est demandée pendant qu’un des partenaires est restreint, le sentiment de liberté est moins présent. Cette impression peut mener à une sensation d’obligation d’accepter.
Évidemment, en apportant l’idée de sexe, il faut aussi parler des moyens de contraception et la possible présence de maladies sexuellement transmissibles.

Laisser des marques

Ce n’est pas tout le monde qui veut des marques sur son corps à la fin d’une séance, que ce soit par de la corde ou des ecchymoses par des jeux d’impacts. Autant que certains aiment les voir pendant une certaine période de temps suivant le jeu, d’autres travaillent dans le public et impliquent de ne pas pouvoir avoir de marques sur les zones visibles comme l’avant-bras et le cou par exemple.

Faire un suivi

De préférence, la séance ne se termine pas lorsque l’action se termine. L’aftercare est le moment qui se produit ensuite pour aider à redescendre les pieds sur terre et de se sentir bien. Certains voudront se coller et se sentir réconforter, d’autres voudront dormir un peu ou encore se renfermer un peu dans leur bulle. Chaque personne est différente et vit son aftercare à sa façon. En parler permet de savoir ce qui convient aux partenaires.
La communication permet de renforcer les liens, mais aussi d’améliorer ce qui a été le moins bien réussi. Chacun peut dire ce qu’il a le plus ou le moins apprécié dans une attitude constructive. Un accident peut arriver et c’est ensemble qu’il faut le surmonter.
Dans les jours qui suivront, des douleurs peuvent survenir. Ça n’arrive pas toujours sur le moment. Garder un moyen de contact peut être une solution pour être tenu informé en cas d’inconvénient dans les jours qui suivent.

 
La négociation est habituellement mise en place avant chaque activité, mais lorsque l’on est avec un partenaire récurrent, il peut être plus simple de seulement demander s’il y a des changements par rapport à la fois précédente. Il est certain que d’aborder tous les détails avant une séance peut briser un peu l’humeur et l’excitation du moment, mais c’est toujours mieux que de sauter des étapes et finir avec une mauvaise expérience qui n’était pas prévue et qui aurait pu être évitée.

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