Le polyamour est un mode de vie qui semble émerger de nul part et le nombre d’adeptes ne cesse d’augmenter, mais est encore incompris par la majorité du monde. De nombreuses croyances circulent alors sur le sujet et il peut sembler difficile à première vue de trier le vrai du faux.

Au sens large, le polyamour consiste à reconnaître la possibilité d’aimer plusieurs personnes à la fois et s’autoriser par la même occasion d’avoir plusieurs partenaires amoureux simultanément. Pour certains, c’est une façon de vivre tout à fait légitime qui devrait être plus reconnu. Pour d’autres, il s’agit d’une situation impensable qui est contre-nature et qui ne devrait même pas exister. Quelques unes de ces croyances populaires vont être démystifier pour vous permettre de vous en faire votre propre opinion.

La peur de l’engagement

Il est assez commun de croire que les polyamoureux ont peur de s’engager dans une relation et c’est la raison pour laquelle ils en ont plusieurs en même temps. Ça leur permettrait de cette façon de n’avoir rien de concret avec une personne en particulier. Il s’agit justement de l’inverse! Les relations polyamoureux sont tout aussi viables que celles monogames. Les partenaires sont autant impliqués dans leurs relations que s’ils en avaient qu’une. Dans le cas de plusieurs partenaires réguliers, il y a alors un engagement avec chacun d’entre eux.

Il ne s’agit donc pas de vouloir absolument vouloir se mettre en couple avec plusieurs personnes à tout prix, mais de se laisser la possibilité de pouvoir rencontrer d’autres partenaires. Un polyamoureux peut être célibataire, en couple ou en relation multiple. Il s’agit avec tout d’un style de vie.

Ce n’est qu’un prétexte pour avoir du sexe avec autant de monde que l’on veut

Si c’est votre intention de pouvoir avoir juste des relations sexuelles avec peu importe qui vous voulez, alors ce n’est pas le mode de vie qui vous convient, c’est celui du libertinage. Le polyamour met l’accent principalement sur les relations amoureuses. C’est pour cette raison que parmi certains partenaires, il n’y a pas de sexe du tout.

À l’inverse des rencontres sans lendemain, les relations dans l’univers polyamoureux ont tendance à durer plus longtemps. Les anciens partenaires ne deviennent plus nécessairement des exs que l’on ne veut plus revoir, mais peuvent plutôt devenir des amis avec qui l’on continu de parler et d’échanger. L’affection peut toujours être présente même si l’on voit quelqu’un d’autre sans que la jalousie soit un enjeu important.

En général, il est difficile de trouver un partenaire unique qui nous complète en tout point et qui partagent tous nos centres d’intérêt. Quand il y a plusieurs partenaires, la situation est bien différente. Chacun apporte des points positifs qui peuvent combler les faiblesses de d’autres. Il ne s’agit pas de compétition, mais surtout de synergie. Il est généralement facile de comprendre comment être à deux peut être meilleur que seul. Il est plus difficile de s’imaginer l’impact que peuvent avoir plus de deux partenaires et tous les bénéfices qui peuvent en ressortir.

Ce n’est pas un mode de vie naturel

Il y a deux approches possibles, celle que nous sommes des animaux sociaux ou celle où l’on est bien plus que des animaux, des humains.
Si on prend pour acquis que nous sommes des animaux sociaux, on peut rapidement faire un parallèle avec nos cousins les plus proches, les chimpanzés. En regardant leur façon de vivre, on se rend très vite compte qu’il y a une absence complète de relations fixes et que les rapports se font avec qui l’on veut selon l’envie et l’humeur.

Pour ceux qui, à l’inverse, pensent que nous sommes supérieurs aux animaux, il ne faut pas oublier que, depuis toujours, nous vivons en communauté. Ce qu’il veut dire que nous avons toujours eu besoin de s’entourer de d’autres personnes pour aider à notre survie. C’est encore plus vrai dans le cas d’un enfant qui a besoin de ressources pour se développer. Il aura alors plus de chances de survivre s’il dépend d’un réseau de parents plutôt que s’il n’y en a seulement deux.

Au sein même d’un groupe polyamoureux, les interactions sont plus complexes et chacun crée des liens plus forts avec les autres. Entre ces personnes se développe de l’affection, un besoin d’entraide et d’apporter du soutien durant une période plus difficile.

Les relations monogames ont tellement été mis de l’avant avec nos cultures basées sur la religion que toute relation axé sur cette non-monogamie a beaucoup été pointé du doigt. Ce n’est pas pour autant qu’il faut se réorienter obligatoirement vers le polyamour. En fait, c’est avant tout un choix personnel de savoir ce qui nous convient le mieux. Il n’y a pas de formules magiques qui marche pour tout le monde. Il faut alors se remettre en question et se demander si l’on veut l’intégrer à sa vie ou non.

Il peut y avoir des impacts mentalement

Il peut effectivement il y avoir des conséquences d’adopter un mode de vie polyamoureux, mais en général, ils sont plutôt positifs. Avant tout, il permet d’établir plusieurs relations amoureuses, comme son nom l’indique. Ça signifie que l’on peut recevoir de l’amour de plus d’une personne et on peut l’exprimer à plusieurs en retour.

Un enfant entouré de plusieurs parents ne va jamais se plaindre de grandir au milieu de ce petit groupe de monde. Au contraire, il sera content de pouvoir jouer avec plein de personnes, que tous s’occupe de lui et lui donne de l’attention. Ce serait même sain si tous les enfants pouvaient vivre avec autant d’amour autour d’eux. Un divorce entre deux parents peut avoir de lourdes conséquences sur la croissance psychologique d’un enfant qui voit un manque d’amour entre ses deux parents. Il s’agit de l’opposé totalement d’un contexte en milieu polyamoureux.

Lorsque l’on est en “couple” avec plusieurs individus, nous ne devons pas seulement apprendre à vivre avec les difficultés et les problèmes d’un partenaire, mais bien de plusieurs. Ça implique de devoir développer de bonnes compétences en communication et en intelligence émotionnelle. Il faut alors apprendre à faire preuve d’une grande écoute, d’empathie et d’honnêteté.

Évidemment, partager la vie de plusieurs personnes signifie qu’il faut apporter beaucoup plus de soutien et de réconfort autour de soi, mais ça permet aussi de partager encore plus de moments heureux. Lorsque vous-même traverserez des périodes plus difficiles, il y aura en retour beaucoup plus d’aide pour passer au travers.

Finalement, il peut y avoir une tendance à croire que partager son temps entre plusieurs peut être épuisant pour gérer de nombreux emplois du temps simultanément. Malgré la difficulté que ça peut emmener, il faut surtout le voir comme une opportunité de s’améliorer dans la gestion de son temps et prioriser ce qui est réellement important pour soi.

 
 
Une partie de la population rejette les normes imposées par notre culture concernant la monogamie en préférant vivre selon leurs conditions et ce qu’ils leur font du bien. La monogamie n’est pas mauvaise, mais le polyamour non plus et il faut se poser la question sur ce que nous voulons personnellement. Nous avons plusieurs amis, parents, frères et soeurs avec qui nous partageons notre amour, mais il n’y a que celui entre plusieurs partenaires qui soit restreint selon la société. Ça laisse place à la réflexion!

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