En occident, la non-hétérosexualité et les sexualités considérées comme anormales ont longtemps été pointés du doigt et même qualifiés de maladie mentale. Ce n’est plus le cas dans la plupart des pays en Amérique, l’Ouest de l’Europe et d’autres pays à travers le monde. Cependant, d’autres pays punissent toujours allant de peines d’emprisonnement jusqu’à la peine de mort.
Bien que l’homosexualité existe depuis toujours, on peut remonter jusqu’à près de deux siècles en arrière les premiers écrits exigeant une égalité envers chacun peut importe leur orientation sexuelle. C’est seulement au cours de la deuxième moitié du 20e siècle que ces mêmes droits sont officiellement attribués, mais avec des limites. Encore aujourd’hui, il y a du chemin à faire pour qu’il y ait une parfaite égalité peu importe les préférences sexuelles. Parmi celles-ci, on peut parler du droit à la reconnaissance des couples, au mariage, ou encore, à l’adoption. Dans le cas des personnes trans, on peut aussi compter le droit au changement de sexe.
Ce n’est pourtant pas seulement que l’accès à ces droits qui cause problème. L’homophobie et la transphobie sont des dangers beaucoup plus présents qui peuvent parfois se présenter comme de la violence gratuite. Cette haine envers ce genre d’orientation et les identités de genre sont alimentées dans la majeure partie des cas par des croyances religieuses, morales ou culturelles.
La diversité est si large que plusieurs catégories ont été mises en place afin de faire la distinction entre chacune face à leurs spécificités. Le premier terme utilisé pour désigner ce regroupement a été LGBT. Comme il n’était pas assez inclusif, la lettre Q a été ajouté à la fin pour l’aspect Queer. Puis, un “+” a fait son apparition pour y inclure, mais sans mentionner, les autres catégories qui ne se sentent pas comme appartenant aux précédentes. Finalement, dans un sentiment d’inclusion, un acronyme encore plus inclusif a fait son apparition: LGBTQI2SA+.
Lesbienne (L)
Avant, on employait surtout le terme de “gay”, mais une distinction s’est créée afin d’attribuer un terme unique aux femmes homosexuelles, c’est-à-dire celles qui ont une attirance sexuelle envers les autres femmes. Le mot a été de plus en plus employé vers la fin du 20e siècle et est utilisé couramment aujourd’hui. Cependant, plusieurs d’entre elles alternent entre les deux expressions, alors que d’autres vont en préférer un plus qu’un autre.
Gay (G)
Ce terme est de loin parmi les plus connu et désigne un homme qui a une attirance sexuelle envers les autres hommes. C’est le premier à avoir fait son apparition dans la lutte pour l’égalité des droits des homosexuels ce qui a fortement aidé à le faire connaître au cours des 50 dernières années.
Bisexuel.le (B)
À la différence des deux premiers, les personnes bisexuelles ont une attirance autant envers ceux du même sexe qu’elles que ceux du sexe opposé. Leur attirance ne se fait donc pas face au genre de la personne, mais plus envers la personnalité. Il y a eu de grands débats sur le sujet pour désigner qu’il n’y avait pas de bisexualité dans la mesure où il y avait toujours une préférence pour un sexe plus que l’autre. Ça reste encore à l’interprétation de chacun. La pansexualité désigne la même idée à la différence qu’il ne fait pas mention d’une binarité dans la sexualité. Comme “pan” signifie “tout”, l’attirance se fait envers tous les genres qu’ils soient binaires ou non.
Transgenre (T)
Une personne transgenre ne s’identifie pas selon le même sexe qui lui a été attribué à la naissance. Donc un homme à la naissance qui se définit comme étant une femme, ou inversement, est transgenre. Ça inclut également les genres non-binaires. A contrario, quelqu’un qui s’approprie le même genre que celui à sa naissance est dit cisgenre. Il n’est pas nécessaire de changer de sexe grâce à la chirurgie ou aux hormones pour se considérer comme trans. C’est un choix personnel qui nécessite de la réflexion pour déterminer quel genre nous convient le plus.
Queer (Q)
Cette expression est particulièrement vague puisque son sens diffère selon les sources. Selon certaines, elle représente l’ensemble des orientations sexuelles et des genres non-normatifs, alors que d’autres se limitent à désigner le spectre des genres non-binaires, strictement les hommes et les femmes.
La lettre Q fait aussi parfois référence à Questionning, signifiant “en questionnement”. Ainsi, toute personne qui n’est pas sûre de savoir derrière quel terme se ranger, mais sait qui sait ne pas faire partie de l’ensemble normalisé, peut utiliser cette étiquette.
Intersexe (I)
Ceux qui sont nés avec aucune caractéristiques sexuelles propre à l’un des deux principaux genres ou qui en ont appartenant aux deux se trouvent dans cette section. Il est possible que l’origine en soit au niveau des chromosomes ou la présence des deux sexes à la naissance. Plus couramment ceux-ci sont appelés des hermaphrodites et ce sont des cas très peu fréquents.
Deux esprits – Two-spirits (2S)
Ce titre se retrouve dans les communautés autochtones où ils font partie d’un troisième genre. Celui-ci leur apportait un rôle important dans leur sociétés, notamment durant les cérémonies ou les rituels. Avec la colonisation, les européens ont imposé leurs standards binaires forçant les Two-Spirits à renier leurs croyances sur le sujet.
Asexuel.le (A)
Ceux-ci n’ont que très peu, voire pas du tout, de désir sexuel ou qu’il n’ont pas d’intérêt sexuel envers les autres. En raison de l’intensité du désir qui diffère d’une personne à l’autre, on parle généralement du spectre de l’asexualité. Ceux-ci se font plus couramment appelés des
Le A est souvent aussi parfois utilisé pour désigner les alliés au mouvement LGBTQ+. Certains membres du mouvement ne considèrent pas que les alliées puissent vraiment être considérées comme une partie intégrante dans l’acronyme, mais leur aide permet toutefois de faire avancer la cause.
Les moins connus (+)
Il existe encore d’autres termes qui sont moins courants et donc par la même occasion sont moins populaires du grand public. La liste est difficilement exhaustive, mais quelques-uns parmi eux vous sont présentés.
Le genre neutre se caractérise par le manque d’appartenance au genre féminin ou masculin. Il se situe en dehors de cette dichotomie pour devenir une zone à part. Le titre souvent demandé par ceux-ci est “Mx”, en contraste à “M.” et “Mlle/Mme”.
Le genre fluide (genderfluid) est une alternance entre masculin et féminin selon comment la personne concernée le perçoit et se sent à ce moment. Les variations peuvent se produire au courant d’une même journée ou sur de plus longues périodes.
Les demisexuels ne peuvent ressentir une attirance sexuelle qu’une fois qu’une attirance romantique ou des liens d’intimité se sont formés. Ils font partie des asexuels en raison du manque d’intérêt sexuel au début de la relation.
Les graysexuels sont, comme leur nom l’indique (gray qui signifie gris), une zone grise entre le spectre des asexuels et ceux qui éprouvent l’attirance sexuelle. Elle se manifeste par des variations passant de l’un à l’autre.
En conclusion
Avec autant de diversité dans les orientations sexuelles et dans les genres, on s’aperçoit rapidement que ce qui étaient avant considéré comme des exceptions n’apparaît plus comme tel aujourd’hui. Les standards qui étaient définis comme étant la normalité tombent peu à peu avec le temps.
Depuis plus de 50 ans, la marche de la fierté est célébrée chaque année dans de nombreuses villes à travers le monde pour appuyer les efforts pour ces communautés. C’est ainsi qu’ils peuvent montrer à la société que ce qui semblait être une minorité ne l’est tout simplement pas et d’en montrer le nombre de partisans.