Plusieurs raisons motivent à faire du bondage, autant pour le shibariste, la personne qui attache, que pour le modèle, la personne se faisant attacher. Il y a bien une justification pour que ce soit une activité plutôt répandue, même si peu de personnes vont réellement admettre publiquement le pratiquer.

Le plaisir est définitivement le facteur majeur qui motive cette pratique, mais les raisons sont différentes pour chacun. Ce n’est pas sans hasard que la pratique du bondage est un aspect qui s’est énormément fait connaître auprès de la communauté BDSM.

Que vous soyez shibariste ou modèle, il est très probable que vous ne vous sentez pas concerné par tous les points qui seront expliqués ici. Il est même probable que vous ayez vos propres intérêts qui ne seront pas présent. Il serait difficile d’absolument tout couvrir, alors seulement les principales causes seront énoncées.

Le plaisir commun

En général, il n’y a qu’un aspect qui est partagé à la fois par la personne qui attache et celle qui se fait attachée, il s’agit du rapprochement physique.

Il apparaît souvent entre deux partenaires amoureux qui peuvent se servir de cette pratique pour partager un moment érotique en échangeant des contacts physiques et communiquer au travers de la corde sans avoir à parler.

Ce moment peut parfois être le seul où des caresses peuvent se produire au sein d’un couple. Le facteur tabou reconnu au bondage augmente cette sensation intime.

Il y a probablement d’autres points qui sont partagés aux deux côtés, mais il s’agit de toutes évidences du facteur commun le plus pertinent et le plus répandu.

Pour le modèle

Les sensations que procurent le bondage joue un rôle important dans le plaisir que peut ressentir une personne attachée, mais ce n’est pas tout. D’autres aspects étant souvent mentionnés par les modèles sont l’impression de perte de liberté et l’aspect esthétique qui accompagne cette pratique.

De la douleur pour du plaisir
Notre cerveau interprète la douleur de manière spécifique. Lorsqu’une douleur est soudaine, de l’adrénaline est libérée pour donner une réaction de préparation à fuir ou à se battre. Le bondage agit autrement sur la chimie du cerveau.

Comme la restriction est progressive dans le corps, ce n’est pas de l’adrénaline, mais plutôt de l’endorphine qui se propage dans le corps. Il s’agit de la même substance que lorsqu’on prend un médicament pour la douleur.

C’est-à-dire que plus la restriction augmente, plus le corps se détend et procure une sensation de bien-être. Lors de séances qui durent longtemps ou d’une grande intensité, le modèle peut bien souvent tomber dans une sorte d’état de transe sous l’effet d’une grande quantité d’endorphine.

Moins de liberté pour être plus libre
En étant sous l’emprise d’un shibariste, le modèle a souvent l’impression de perdre sa liberté. Les mouvements désirés ne sont plus possibles, on est limité dans les gestes que l’on veut faire, etc.
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En perdant cette liberté, certains modèles peuvent justement se sentir plus libre. Libre de ne plus faire partie de ce corps et d’arrêter de penser. Il s’agit d’une sensation où le temps n’existe plus pour se concentrer seulement sur le moment présent.

Malheureusement, il est rare que ce sentiment puisse se produire dès la première séance, puisqu’il faut apprendre à se laisser aller et s’habituer à ces nouvelles sensations.

Il faut également que le contexte vous mette à l’aise. Si vous n’êtes pas avec un shibariste avec qui vous n’avez pas entièrement confiance ou que vous vous faîtes attacher dans un lieu public alors que ça n’est jamais arrivé avant, vous pourriez avoir de la difficulté à vous détendre et profiter pleinement de cette séance.

Devenir une œuvre d’art
La recherche de la beauté est un aspect qui apparaît souvent dans nos sociétés. Les façons de s’embellir aussi. Le shibari, connu sous l’art du bondage, est comme son nom l’indique, un art en soi. Il a pour but de créer une œuvre qui attire les regards et l’attention.

Certains modèles sont attirés par ceux-ci et ressentent un plaisir à devenir le support de cette œuvre que sera les formes et les motifs utilisés.

Un bon shibariste pourra également réussir à camoufler certains traits qui peuvent complexer un modèle et plutôt mettre en valeur ses caractéristiques les plus attirantes.

Pour le shibariste

Les aspects cités précédemment s’applique difficilement aux shibaristes, mais sont liés à ceux-ci en représentant l’autre côté de la médaille.

Le plaisir peut résider dans l’action d’imposer ce que l’on souhaite à l’autre. On y trouve aussi la sensation de contrôle qui est souvent un facteur commun chez ceux qui attachent. Pour ceux qui ont plus une âme d’artiste en revanche, le côté esthétique joue un rôle primordial.

Imposer les sensations
En attachant un modèle, il est possible de voir une certaine progression dans les réactions qui sont suscitées à chaque étape. On peut y voir un relâchement ou une crispation dans le visage indiquant la détente ou la douleur qui est générée.

Il peut être incroyablement satisfaisant de se sentir être la cause directe de ces sensations et avoir un impact direct sur le plaisir d’une personne.

Les personnes ayant un sens altruisme élevé prendront justement un plaisir certain à voir le plaisir auprès de quelqu’un d’autre, encore plus s’ils en sont la cause.

Un contrôle sur l’autre
Tout en apportant ces multiples sensations, on apporte aussi une privation de mouvements et de liberté.

Le shibariste est la personne responsable en charge du bon déroulement de la séance. Il contrôle son propre corps, celui d’une autre personne et le lien qui les unit. Durant ce court instant, il possède une responsabilité plus énorme qu’à l’habitude qui lui donne un sentiment de pouvoir.

Évidemment, la personne attachée doit démontrer un plaisir, autrement il peut rapidement en résulter un sentiment de malaise. Le sentiment d’avoir une confiance absolue d’une personne, suffisamment grande pour accepter que l’on utilise son corps à notre guise, est l’un des plus puissants que l’on puisse avoir lorsqu’il s’agit de relations interpersonnelles.

Créer un œuvre d’art
Plusieurs shibaristes ont un côté artistique particulièrement développé. Ce sont généralement leurs créations que l’on verrait dans une démonstration ou sur des images sur Internet puisqu’elles nous impressionnent et captent nos regards.

Il y a un plaisir à vouloir concevoir quelque chose qui sera admiré par les autres. Ça peut être devant un public ou grâce à des photos.

Le désir de vouloir se dépasser joue aussi un rôle important. En créant une réalisation encore plus belle que la précédente, un désir se forme de souhaiter faire encore mieux et de toujours repousser ses limites.

En conclusion

Le bondage peut vous apporter beaucoup de plaisir autant que vous vous fassiez attacher ou que vous attaché. Chacun à ses propres raisons et c’est à vous de découvrir les vôtres en expérimentant.

Ce n’est pas nécessairement une pratique qui plait à tous. Cependant, comme il s’agit autant d’une pratique très accessible et qui est répandue par une grande part de la population, rien ne vous empêche d’essayer et de juger votre intérêt ensuite.

Toutefois, il est important de faire attention quand l’on débute dans le domaine puisque des accidents de débutants peuvent se produire. Il est toujours mieux d’avoir une formation fournie par un expert pour mieux savoir ce que l’on fait.

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