Le fantasme de se faire attacher est bien souvent présent. Que ce soit au travers des médias traditionnels ou provenant d’histoires racontées, on a tous déjà entendu parler de cette pratique. La plupart auront même déjà expérimenté par eux-mêmes.

Il y a plusieurs formes de bondage, chacun ayant des avantages et des inconvénients et qui est plus ou moins adapté à ce que l’on souhaite faire.

De manière générale, le bondage est représenté comme une pratique BDSM dont le but est de restreindre une personne. Il existe cependant plusieurs façons d’y parvenir.

L’aspect le plus important à prendre en compte est d’y avoir du plaisir. Ce n’est pas toujours directement lié au sexe, mais il peut agir comme étant de bons préliminaires.

Pour qu’une telle séance se produise, il faut généralement deux personnes : celui qui attache, le shibariste (rigger en anglais), et celui qui se fait attacher, le modèle (rope bunny en anglais). Ça peut cependant se pratiquer seul également.

 

Différents types de jeu

Il est très facile de pouvoir attacher une personne et de la restreindre. Où la tâche se complique un peu plus est lorsqu’il faut y inclure des sensations qui puissent être agréables.
Ce ne sont pas tout les types de jeu qui peuvent en apporter également. On peut y dénombrer plusieurs catégories.

 
Le Shibari
Lorsque l’on parle de bondage dans l’univers BDSM, il y a de fortes chances que l’on fasse référence au Shibari, l’art du bondage japonais.

Ce n’est pas l’unique style qui existe, mais c’est le plus courant et celui qui marque le plus l’esprit.

En plus de pouvoir produire des figures remarquables tout en contraignant une personne, elle provoque des sensations qui sont souvent recherchées par les modèles.

Bien que ce soit une pratique remarquable et reconnue, il faut y porter une attention particulière. De nombreux accidents se produisent fréquemment et nécessite beaucoup de pratique afin de les prévenir.

Il est donc de recommandé de suivre des cours spécialisés pour apprendre les bases et savoir appliquer les premiers principes de sécurité qui sont essentiels.

Regarder des vidéos en ligne ou lire un livre ne sera généralement pas suffisant, puisqu’une interaction n’est pas possible et vous ne serez pas guidé en cas d’erreurs.

 
Le Western
Ce style a été inspiré du Shibari, mais a été américanisé. Il est donc plus facilement applicable et accessible à tous.

Les principes clés sur lesquels repose le style Western est avant tout d’être rapide, efficace et sécuritaire. Le volet sensuel est alors un peu négligé, puisque c’est habituellement le résultat final qui compte. Les sensations viendront lors du reste de la séance.

Il est plus facile, mais il est tout de même important de connaître les risques et comment les éviter. Ça reste tout de même de la restriction.

 
Alternatif
Ce style n’en est pas vraiment un à proprement parlé, mais il reste une forme de bondage. Il consiste à juste empêcher un mouvement complet ou partiel d’une personne sans être clairement parmi les styles précédents.

Le choix des matériaux est beaucoup plus ouvert et variés. Dans cette catégorie, on y retrouve des menottes, des cravates, des chaînes en métal ou n’importe quoi qui vous passe par la tête.

C’est la plus rapide des catégories, mais la moins esthétique puisque son but est avant tout d’attacher vite. Les risques sont moins fréquents puisque les parties du corps concernées sont généralement que les poignets, les chevilles ou le tronc.

Les risques du bondage

Il peut y avoir certains dangers lorsqu’une personne est restreinte. Le bondage peut parfois être sournois puisqu’une corde mal placée peut provoquer des problèmes apparaissant jusqu’à quelques jours plus tard.

Il y a donc toujours des aspects à prendre en compte quand on fait du bondage peu importe la technique utilisée.

 
Les chutes
Parmi les accidents les plus communs, on retrouve ceux où une personne tombe, mais a les mains liées empêchant s’amortir sa chute.

C’est rarement celui qui vient en tête lorsque l’on pense à un risque associé au bondage et c’est probablement la raison pour laquelle il est si commun.

Le meilleur moyen de les prévenir est de prévoir une surface permettant d’absorber le choc si ça arrivait, comme un tapis de mousse, un matelas ou des couvertes.

 
Les compressions nerveuses
En attachant quelqu’un, c’est définitivement un point sur lequel vous voulez mettre de l’attention. Si une compression arrivait et qui n’est pas arrangé rapidement, des lésions temporaires, voire permanentes, pourraient se produire.

Ça arrive quand il y a une trop grande pression sur un nerf. Certaines zones du corps sont donc à éviter, généralement au niveau des articulations.

Les zones concernées sont les chevilles, les poignets, les genoux, les coudes, les aisselles, le cou, l’aine et une région au milieu du bras. En évitant d’y passer de la corde à ces endroits, on peut éviter un bon nombre d’accidents.

 
D’autres blessures possibles
De nombreux risques sont présents, mais sont moins fréquents. Ils ne seront pas abordés en détails ici, mais il est tout de même pertinent de les connaître.

On y compte entre autres la restriction de la circulation sanguine, les brûlures causées par de la corde ou des situations indésirables comme des nausées ou un évanouissement.

Comme mentionné plus tôt, l’idéal pour être préparé à presque n’importe quelle situation et savoir comment réagir est d’assister à des formations. La sécurité est habituellement un volet enseigné dès le départ et qui ne doit pas être négligé.

Quelles cordes utiliser?

Plusieurs types de cordes existent, mais ce n’est pas n’importe laquelle qui convient pour ce que vous voulez faire. Il existe deux majeures catégories de cordes. Celles en fibres naturelles et celles en plastique.

Traditionnellement, on utilise plutôt des cordes en chanvre ou en jute lorsque l’on exerce le Shibari. Elles offrent une bonne résistance et une friction suffisante pour que les nœuds se tiennent. Ce sont les meilleures si vous voulez vous lancer dans la suspension complète ou partielle.

Pour le style Western, c’est plus ouvert comme option, donc on peut autant prendre celles mentionnées précédemment ou plutôt en prendre en coton, en nylon ou en plastique.

Les cordes en bambou sont plus recommandées pour ceux qui préfèrent la douceur. Au contraire, pour les masochistes, celles en sisal, en manille ou en noix de coco sont une possibilité, puisqu’elles sont incroyablement rugueuses.

 

En conclusion

Le bondage est l’occasion parfaite pour mettre du piquant dans votre relation. En vous basant sur de bonnes fondations, vous pourrez alors développer vos capacités et profiter de tous les bienfaits à votre portée.

Ce n’est pas nécessairement fait pour tout le monde, mais comme la majorité de la population ont déjà expérimenté de la restriction au moins une fois dans leur vie, ça peut être une bonne idée de l’essayer si vous ne l’avez jamais fait encore. C’est également un moyen simple et rapide de s’initier à l’univers du BDSM.

Pensez bien à prendre toutes les précautions nécessaires et de vous amuser avant tout!

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