Dans la communauté BDSM, de nombreux types de jeux peuvent être utilisés pour infliger de la douleur érotique et ainsi obtenir de multiples sensations. Parmi ceux-ci se trouvent les jeux d’impacts.

Quand il s’agit d’impact, on parle avant tout de choc qui se produise au niveau de la peau. Ça peut donc être produit par la main directement ou à l’aide de jouets érotiques.

Ainsi, il s’agit de la catégorie des jeux sadomasochistes les plus courants. C’est en partie pour cette raison qu’il existe une immense variété de jouets sexuels pour ce but bien précis.

L’histoire des jeux d’impacts

Tout comme de nombreux exemples liés au BDSM, les jeux d’impacts existent depuis très longtemps et s’est fait découvrir très tôt dans l’histoire. Les plaisirs liés à la douleur font partis de la nature humaine.

Les premiers cas qui ont été répertoriés proviennent d’une tombe égyptienne qui date du 15e siècle av. J-C. Sur les fresques murales, on peut y voir des allusions à de la flagellation dans un contexte sexuel.

Il ne s’agit pas d’un cas isolé, puisque plus tard, dans la Rome antique, le poète Juvenal fera mention d’un délinquant qui aurait été fouetté tout en y éprouvant de l’excitation sexuelle.
Plus proche de notre époque, du 14 au 16e siècle, plusieurs anecdotes en rapport au jeux d’impact seront mentionnées. Parmi celles-ci, il est question de personnes qui voulaient délibérément être attachées et fouettées. Le plaisir alors ressenti leur servait de préliminaires ou même à remplacer complètement le rapport sexuel.

Les exemples continuent jusqu’à aujourd’hui avec des cas de plus en plus populaires. Ce n’est même plus exceptionnel d’en entendre parler bien que ça puisse être surprenant pour ceux qui n’en sont pas habitués. Il s’agit maintenant de l’une des pratiques des plus courantes dans l’univers du DSM.

Les types de jeu

Les jeux d’impacts ne sont pas que dans un but de frapper sans aucune raison. Les raisons pour lesquelles ce type de jeu peut se produire sont multiples.

Séance par pur plaisir
Il s’agit probablement du scénario le plus commun où il s’agit de donner des coups dans le but que chacun des deux partenaires y éprouvent de la satisfaction. Autant la personne qui reçoit en raison de la douleur infligée, que celle qui donne par un sentiment de domination et d’apporter ces sensations à l’autre.

Ce cas est l’un que l’on risque le plus souvent de remarquer dans une séance BDSM en public, comme dans un donjon par exemple. Ce n’est pas toujours le cas, mais il est généralement celui qui est le plus planifié et négocié à l’avance.

Pour une punition
Dans les relations D/s, celles qui incluent de la domination et de la soumission entre les deux partenaires, ce genre de séance peut être utilisé pour une punition. C’est-à-dire que la fessée ou d’autres tortures infligées puissent être utilisées pour punir un mauvais correctement.

Parfois, la personne en position de soumission va volontairement agir de façon inappropriée pour recevoir la punition qui peut tout de même offrir du plaisir. C’est au jugement de la personne qui domine de remarquer si le comportement en question était volontaire dans le but d’inciter à la séance. Il ne s’agit pas d’une vraie sanction dans ce cas.

Un jeu de rôles
Mettre en place une situation fictive peut accentuer le désir et l’excitation dans le couple. En y rajoutant un échange de pouvoir, le plaisir peut augmenter encore.

Les scénarios d’un professeur qui punit une élève, par exemple, ne sont pas des cas exceptionnels, puisqu’il existe une infinité de vidéos et films pornographiques sur le sujet. Le fantasme est bien présent.

L’humiliation
Il peut y avoir un côté dégradant à se faire frapper par quelqu’un d’autre. C’est pourtant un fantasme assez populaire. Dans cette situation, il peut parfois être pratiqué en public pour accroître le sentiment de honte.

Où frapper?

Certaines parties du corps sont plus sensibles que d’autres. C’est pour cette raison qu’il ne faut pas frapper n’importe où. Ces régions peuvent être frappées seulement de façon spécifique et avec de l’expérience.

Zones à éviter
Le visage est la première zone à ne pas toucher. La peau du visage est plus sensible que le reste du corps et comporte beaucoup de nerfs. Les coups peuvent laisser des marques visibles et facilement blesser.

Le cou et la colonne vertébrale sont très sensibles. Il est inutile de spécifier ce qu’une blessure sur la colonne peut provoquer sur la santé de quelqu’un.

La paume des mains et la plante des pieds regroupent d’innombrables nerfs en plus d’y avoir une peau mince et sensible. En réalité, un mauvais coup peut apporter tellement de problèmes.

Toutes les articulations ont des nerfs qui y passent et sont même facilement accessible, ce qui peut apporter un certain risque. Il s’agit entre autres du cou, des poignets, des chevilles, de l’aine, de l’intérieur de l’épaule, du coude et du genou.

Finalement, l’abdomen est particulièrement délicat. Que ce soient les côtes flottantes qui pourraient se briser ou au niveau des abdominaux où il y a de nombreux organes sensibles, il est préférable d’éviter cette zone.

Zones sécuritaires
Les fesses et les cuisses sont de loin les meilleures places où frapper. En général, la couche de graisse et de muscle qui les recouvre apporte une protection suffisante pour ne pas blesser.

Les cuisses sont habituellement plus sensibles que les fesses, mais sont sécuritaires. À l’intérieur des cuisses, la peau y est plus mince et s’y trouvent plus de terminaisons nerveuses.

Les mollets offrent une autre option, même s’il faut y aller plus doucement et modérer les coups.

Les omoplates sont idéals lorsque la personne est debout durant la séance. Il faut toutefois faire attention à la colonne vertébrale. Il est préférable d’y faire du flogging plutôt que du spanking.

Toujours avec une certaine précaution, les seins sont une bonne possibilité d’offrir de nombreuses sensations.

Même si toutes ces parties du corps sont plus sécuritaires, il faut tout de même faire attention. Chacun à une tolérance à la douleur différente et vont réagir à leur façon.

Quels objets à utiliser?

La fessée (spanking en anglais) s’effectue en donnant des coups à répétition sur une partie du corps pour en provoquer du plaisir. La sélection d’objets est la plus variée pour cette catégorie comme elle est la plus facile et accessible. Vous pouvez utiliser des palettes de bois, en plastique dur ou même en métal, des martinets ou encore des cannes.

D’autres objets de la vie quotidienne peuvent être utiliser comme des cuillères de bois, des raquettes de ping-pong et bien d’autres. Seule votre imagination est votre limite.

La pratique de la flagellation (flogging en anglais) s’exerce à partir de ce que l’on appelle des floggers. Ce sont des lanières, pouvant être en cuir, en suède, etc., qui sont rattachés à un manche.

Pour maximiser les effets des impacts, il faut chercher à atteindre sa cible avec les extrémités des lanières.

Pour fouetter, nous pouvons utiliser plusieurs accessoires tel que des fouets, dragon tail ou d’autres encore n’ayant qu’une seule lanière. Pour s’en servir, il faut effectuer un mouvement rapide pour créer la force de l’impact.

Les risques sont plus élevés qu’avec les autres façons de faire et il faut plus de pratique et d’expérience pour être à l’aise.

En conclusion

Les jeux d’impacts sont très répandus dans le milieu BDSM et même s’ils sont très accessibles et facile à mettre en pratique, il est important de garder à l’esprit qu’il y a de nombreux risques qui sont possibles de se produire. L’idéal serait alors d’avoir une formation spécialisée sur le sujet.

Concernant d’autres aspects de sécurité et de techniques débutantes pour débuter, ce sera pour un prochain article.

Avez-vous au moins 18 ans? Ce site nécessite que vous ayez au moins 18 ans. Veuillez vérifier votre âge pour voir le contenu ou cliquer "Sortie" pour quitter.