Le BDSM est souvent mal perçu, est pointé du doigt et souvent jugé. La littérature érotique populaire l’a popularisé, mais il reste une opinion d’une sexualité perverse et même limite déviante.

Dès que l’on pense BDSM, les non-initiés vont souvent penser à de la torture incluant du sexe ou des pratiques extrêmes. Ce qui est un peu plus ignoré, c’est que c’est un large spectre allant des activités très soft à très intenses pouvant aller jusqu’à des niveaux d’intensité pouvant être dangereux sans expérience au préalable. Ce qui veut dire que dans une certaine mesure, vous avez probablement déjà expérimenté du BDSM sans le savoir. La réalité, c’est qu’environ 85% de la population aura pratiqué une de ces activités au moins une fois dans sa vie. En faîtes-vous partie?

Le BDSM regroupe plusieurs catégories qui sont regroupées sous trois acronymes. La première “BD” signifie bondage et discipline. La deuxième, “DS”, est pour la domination et la soumission. Finalement, “SM” est plus connu pour désigner les jeux sadomasochistes. Ce sujet à été abordé plus en détails dans un article précédent.

Il est plus probable, si vous ne considérez pas avoir déjà été impliqué avec le BDSM, que les pratiques étaient plus “douces” et faciles à intégrer dans une relation vanille. Donc certains exemples seront donnés, mais c’est bien loin d’être une liste exhaustive puisqu’il n’y a aucune limite à ce qui peut être atteint. Finalement, la seule limite est votre imagination pour en explorer toutes les variantes possibles.

 

Bondage et discipline

Ces deux catégories font partie de l’aspect de restriction. La première est physique, alors que la deuxième est mentale. Le bondage n’est pas obligatoirement associé à de la corde ou des chaînes. Tant qu’il y a la présence d’une immobilisation partielle ou complète et qu’il y ait du plaisir, notamment durant un rapport sexuel, il s’agit de bondage. Donc, peu importe que vous teniez les mains de votre partenaire au-dessus de sa tête ou que vous les restreignez ensemble à l’aide de menottes, d’une cravate ou d’une ceinture, ça compte pareil.

On peut également inclure la privation sensorielle qui permet d’oublier certains sens afin de ne se concentrer que sur les gestes érotiques et sensuels. Parmi eux, on peut nommer des exemples tel que de bander les yeux ou faire jouer de la musique dans des écouteurs afin d’empêcher d’entendre ce qu’il se passe autour.

À l’inverse, la discipline est plus subtile et il est très facile de passer du mauvais côté. Cette pratique implique une restriction mentale pour mettre en place des règles qui seront appliquées par la personne soumise. Dans le cas d’un non-respect de ces consignes, des punitions peuvent avoir lieu pour aider à l’apprentissage. Comme vous pouvez vous en douter, au sein d’une relation impliquant des dynamiques BDSM, la permission d’embarquer dans ce genre de scénario est négociée afin que chacun soit consentant.

Une relation où il se produit ce type d’échange sans la pleine volonté des partenaires est un signe important que vous vous trouvez dans une relation malsaine. Dans le cas d’un jeu où les deux s’y adonnent dans le respect et tout en ayant du plaisir et en entretenant une communication constante, il n’y a aucune préoccupation à avoir.

 

Domination et soumission

Les échanges de pouvoir se produisent lorsque deux ou plusieurs partenaires s’accordent à dominer ou se faire dominer par l’autre. Il peut s’agir d’un rôle joué en alternance entre être au pouvoir et se laisser guider ou d’une position plus fixe une séance après l’autre. Cet échange peut parfois se faire naturellement comme on le retrouve bien souvent dans l’univers BDSM. Ça se présente alors comme une dynamique entre Dominant et soumis ou entre Maître et esclave.

Pour certains, il est plus facile d’y introduire des dynamiques plus concrètes et permettant d’établir un contexte déjà existant et accessible. On y retrouve des mises en scène comme celle du professeur et de l’élève, du patron et de la secrétaire, du médecin et du patient, etc. Les combinaisons peuvent être infinies.

Ce genre de jeux n’ont pas besoin d’être particulièrement élaborés, la seule action d’obtenir un contrôle et un pouvoir de votre partenaire, ou de l’offrir, constitue une forme de BDSM. Dans la communauté, les jeux peuvent être perçus comme étant plus sérieux et intenses, mais ceux qui sont légers sont tout autant valides.

 

Sadosmasochisme

Dès qu’il est question d’introduire de la douleur pour procurer du plaisir, la majorité des personnes le catégorise directement comme étant une déviance. Pourtant, il y a énormément d’exemples dans lesquels nous l’utilisons, même sur nous-mêmes dans la vie de tous les jours. C’est le cas, quand vous appuyez sur un hématome alors que vous savez à l’avance que ça va faire mal ou lorsque vous utilisez des pinces à linge ou d’autres objets pour créer une pression sur vos doigts ou une autre partie du corps.

Avec de l’érotisme, ça peut se traduire par des morsures, des tapes sur les fesses, des cheveux tirés ou des griffures qui parfois peuvent même laisser quelques marques. Pour ceux qui aiment recevoir ce genre de douleur et que ça vous excite, vous êtes masochistes. Si au contraire, vous aimez le provoquer chez votre partenaire et éprouvez une satisfaction à voir des tortillements ou entendre des petits cris provoquer par cette même douleur, vous êtes sadiques. Il n’y a aucun mal à être l’un ou l’autre, nous le sommes tous à différent degré.

 

En conclusion

Vous aurez probablement remarqué parmi les nombreux exemples qui ont été donnés que vous en avez déjà expérimenté quelques-uns. Bien sûr, il n’aurait pas été possible de tous les décrire, mais vous pouvez juger par vous-mêmes afin de déterminer si ça en fait partie ou non. Par curiosité, vous pourriez être tentés d’en vouloir plus et dépasser certaines limites. N’hésitez pas à vous informer sur les sujets qui vous attirent pour approfondir la matière et exploiter vos fantasmes au maximum.

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